Parfois il me suffit d’une seule gorgee. D’Absinthe pour devenir poete a 2 sous, une seule gorgee de biere et je me prendrai pour Rimbaud. Juste assez d’ivresse pour perdre mes fausses elegances de fille innocente et naive  et  etre secouee par l’envie folle et soudaine de t Avouer sans pudeur, avec toute l’audace que peut avoir un megalo-maniaque- ou un vieux marabout en fuite avec lui-meme, que ton etre noyEe dans la joie sale des nightclub de la capitale malade, ton sale caractere de petite fille gatee, la voix aigue de tes operettes de pimbeche, ta severe rancune et tes rancoeurs exquises manque a ma connerie, manque a mon ame, manque a ma vie de pirate.
       Je suis deplumee et tous les jours, mes pieds tpouchent l’aphalte ete je. M endors sur le bitume de mon inconscince.
         Las et debonnaire, futile et gaie, je lis des histoires de soldats valeureux et maigres engrenes dans une guerre dont ils ne connaissent plus que le nom affreux. Et le soir tard, c’est moi qui me perd dans les bras de quelques fiers inconnus qui deviennent des freres la nuit tombee, et pour lesquels je deviendrais presque une soeur de sang. Une soeur farouche et bien temeraire mais une soeur tout de même.De celles que tu prend par la main les soirs de bagatelles pour leur ouvrir un coeur raturee par de mechantes cicatrices causes par des amour malsains. Et a l’aube, tu jure que tu te taira et quand la lune apparaît, tu deverse ton même desespoir avec la même vehemence que la veille.

Tu n’a aucune consistance dans tes saloperies et tu crie a la malediction de grands cons alors que t invente avec genie ta propre destinee d’enfoiros.
       Et, dans les rues froides de bucarest, c’est toujours la rakja ki nous tient debout, et les chiens errants hurlent sur les collines de transylvannie et ils imitent les loups des steppes – et il n’y a que le son rouille des accordeons des gitans pour accompagner en rythme nos rires rauques.
 C’est abject comme c’est bon de se noyer l’esprit avec de la grappa, c’est odieux comme c’est agreable de voir son corps perdre toute prise ac le reel des simples d’esprit. Et les filles juchees sur leurs talons aiguilles flambent et les loubards, frappe par la trique de Lucifer, derrière le comptoir brule. Et le pantalon se dechire sous l’impulsion du sang qui erige leurs tridents, ils croient qu’un revolver chargee arpent leurs ceinture.
        Devant la betise et l’ivrogenrie des hommes, les historiens malheureuw perdent la vue tandis que les sultans d’istanbul perdent leurs harem et rien, rien se ce n’est que la vie se moque de la mort. Tout tremble sous nos pieds et Virgile n’est plus un demi dieu pour les paiens.
La vie semble si facile et si douce que les fous de Dieu abdiquent a genou dans la boue de leur amertume, et les voilà, desempares qui embrassent le tavernier, et prient dans un silence tapageur pour que Bacchus, leur unique idolle des 7 cieux, apparaisse enfin ac son cortege de folie suivie par  par des folles tombees en transe qui louent dans d’inaudible cantations la grandeur de sa tyrannie.
             Et, reprenant mon recit, je me degourdie la langue en lechant des fausses blondes yougoslaves, mais l’envie ardente de te chuchoter doucement a l’oreille me démange et j’aimerais te confesser à genou que j’ai envie de te serrer ds mes bras avant de vouloir t etrangler la minute qui suit, que je me perdrais volontiers a vouloir contempler un monde ds tes grand yeux avant de vouloir marcher dessus sans aucune grace et sans aucun remord, rompu par l’unique desir de tout ecraser.

   Et puis, je t enverrai un billet doux et sec, qui se lirait aussi tragiquement que l’on boit un verre de cognac- qq chose entre la declaration d’amitie raisonnable, et la repentance d’un solitaire cherchant un oasis dans le desert. Ce même solitaire qui meurre dans l’illusion affreuse qui le fait croire boire de l’eau ce qui n’est que sable. Le mirage des ames damnes et gros virage que je contourne pour caresser tes cheveux; je te cracherai avec souplesse, quelque chose de maladroit situe sur la fragile frontiere separant l’espoir de la nostalgie.

    Je ne sais si le temps transforme les mondes, si un preu chevalier peut sombrer ds la pire vilenie, si  socrate peut se transformer en miserable chenapan, si napoleon peut devenir un lache deserteur, et si une femme gracieuse manieree comme une duchesse peut un jour se comporter comme la pire des lepreuse-   rien ne bouge et il n’y a rien de plus immuable que l’etre — si les sentiments perdent leurs saveur a force de cri et de dechirements- il y a des choses sur lesquelles le temps n’a aucune emprise et il s’agit bien ici du sentiment mortel de l’amour,  le mien, si fort hier, si pale ce matin- le traitre reapparait parfois avce toute sa virulence et sans crier gare- le bougre- toutefois des rides nouvelles marque son visage de vieux con, et si hier j’etais amoureuse a en perdre la raison, et que les gondoles bancales d’une ville inondee n’ont pas pu contenir une telle heresie, il est évident qu’aujourd’hui, je t aime comme on aime un vieux roman de jeunesse et que demain,je  t aimerai encore et toujours,.mon ex amante, ma nouvelle camarade.

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